Le voici qui arrive clopin-clopant
En quelques secondes, je plonge dans mon univers d'enfant
Il me fait face, de toute se modestie, appuyé sur sa béquille
Je le reconnais, c'est lui, on est de la même famille
Son monde est mien, la Basilique, la rue piétonne
Dans ma tête, ses mots résonnent
Sa voix dirige mes souvenirs et mes idées
Ses rimes, son slam parle de ma cité
Je me revois du haut de mes 13 ans
A préparer mon déracinement
Nouveau décor, nouveau paysage
De cité à résidence je change mon langage
Mes premiers mots étaient aussi
"Pour cette grande dame que l'on appelle St-Denis"
Mais le temps passe, on fait sa vie
La tête s'encrasse, et on oubli
Et 10 ans après, sur une scène de l'Olympia
Il est là, il lis à travers moi
Il fait remonter à la surface mes racines de Dyonisienne
La lumière s'éteind, et le Grand Corps Malade quitte la scène.
voilà quelque vers pour un artiste pour qui j'ai eu un véritable coup de coeur. Je pense qu'il fait parti de ceux qui ont remis la poésie au gout du jour.
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